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Les bienfaits de la consoude et de la mélisse

Viviane a visité le jardin des plantes médicinales de Paray-le-Monial. Elle s’est intéressée à la consoude et à la mélisse, découvrant leurs nombreux bienfaits.

 

LA CONSOUDE 

On l’appelait aussi Oreille d’âne, Oreille de vache ou encore Langue de vache, car ses feuilles longues et duveteuses ressemblent à des oreilles. Elle était reconnue pour consolider les fractures, guérir les entorses et cicatriser les plaies des blessures. Le nom consoude vient du latin consolido, « je répare ». On l’employait sous forme de pommade, de compresses. 

Elle était aussi utilisée en cuisine. Ses jeunes feuilles se mangeaient en salade ou cuites comme des épinards. On la prenait aussi en tisane. 

C’est une plante qui aime les endroits humides. Dans les jardins du Moyen-âge, on la plantait dans les parties un peu sombres car elle rendait l’endroit plus gai avec ses fleurs roses. Cette plante donne un bon compost car elle aide à la décomposition des autres déchets.

 

LA MÉLISSE

Les abeilles aiment ses fleurs, ce qui explique son nom : mélissa veut dire abeille en grec. C’est une plante mellifère connue depuis l’Antiquité pour rendre « l’esprit joyeux » et redonner bon moral. Elle calme les personnes inquiètes, apaise les battements du cœur et aide à se relaxer. Elle facilite aussi la digestion et chasse le mal des transports.

On devait récolter la mélisse sauvage à la Saint Jean, le 24 juin, après la rosée et par temps sec, sinon elle perdait ses « pouvoirs ».

Elle entre dans la composition de liqueurs réputées comme les Chartreuses et la Bénédictine. En cuisine, on l’emploie comme condiment dans la salade, le ragoût ou pour faire mariner un poisson.  Dans les armoires, quelques branches de mélisse font fuir les mites.