Menu Fermer

La Vigne de Clochemerle

 

       


L’actu de la parcelle

 

Septembre / Octobre 2019 – Les vendanges ont eu lieu avec les élèves de l’Ecole des Violettes. Lire l’article

Juin 2019 – Le BRF (Bois Raméal Fragmenté pour les néophytes) étalé par Francis a tellement enrichi le terrain qu’il a favorisé la poussée des orties en quelques semaines de soleil et pluie alternés… C’est le moment de les faucher pour préparer un bon purin d’orties (super fertilisant naturel). Merci à ceux qui sont venus aider au nettoyage de la parcelle, en taillant les haies, en fauchant les orties et en étalant la tonte de pelouse au pied des vignes.

Mai 2019 – Cela fait deux ans que la vigne est cultivée selon les principes de la permaculture. Actuellement, ça pousse ! Il faudra prévoir un petit coup de bouillie bordelaise pour éviter le mildiou, un apport de tonte de pelouse pour le paillage et le remplacement de cinq pieds qui sont morts.


Fonctionnement

 

Référent : Francis (francis.dournel@wanadoo.fr ; 06 72 88 56 96)

Les actions sont ponctuelles, en fonction des saisons : remplacement de pieds, taille, entretien, paillage et bien sûr vendange. L’appel aux bonnes volontés se fait par e-mail.


Le vignoble de Mareil au fil des siècles

 

 

Au IV° siècle, les vignes faisaient déjà partie du paysage autour de Lutèce. Le coteau de Mareil-Marly, grâce à son exposition et à la nature de ses sols, était prédestiné. Dès la fin de l’époque romaine, la vigne fut donc exploitée et devint la principale culture du village, couvrant près de la moitié de la superficie agricole. 

 

 

On retrouve trace de cet engouement pour la vigne à l’église de Mareil-Marly, dont un vitrail représente Saint Vincent, patron des vignerons, portant une grappe de raisin dans la main gauche.

De même, pendant la Révolution, le blason de la ville représentait une grappe de raisin.

 

Jusqu’au XIX° siècle, les vignes s’étendaient sur les terroirs des Champs Droux, des Graviers, du Cheval, des Violettes, des Sablons Noirs, des Doigts et des Egarées. Vers 1878 la récolte annuelle était de 2500 hl sur 60 hectares.

Malheureusement dans les années 1880,  deux événements vinrent bouleverser cette histoire florissante.

– les vignobles furent victimes de plusieurs maladies (phylloxera, mildiou, oïdium) et il fallut arracher des plantations. Certains viticulteurs reconstituèrent leurs champs à l’aide de plants greffés sur des plants résistant aux attaques des insectes, mais la production s’étiola pour ne devenir plus que marginale après les gelées de 1921. D’autres viticulteurs se reconvertirent dans la culture des arbres fruitiers (poiriers, pommiers, pruniers, cerisiers et fruits rouges).

– le développement des chemins de fer permit de déverser sur Paris les vins rouges du Languedoc qui succédèrent dans la faveur des gens aux « petits vins » d’Ile-de-France.

Les dernières vendanges eurent lieu en 1978.

Afin de maintenir vivant le patrimoine viticole de la commune, une rangée de vigne a été replantée en 1991 sur un terrain situé rue de Port-Marly. Cette opération s’est déroulée dans le cadre du jumelage avec le village de Vaux-en-Beaujolais, surnommé « Clochemerle-en-Beaujolais» par Gabriel Chevallier, dans un roman satirique paru en 1934. Des vendanges festives ont été organisées durant plusieurs années avec les enfants des écoles.

Actuellement, c’est l’association Les Vergers de Mareil qui est en charge de l’entretien de ce patrimoine.

 

Bibliographie : « Mareil-Marly, Village d’Yveline », ouvrage collectif, Sophiac 1996

Photo : Michel Chiron, novembre 1991